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Musique et instruments


MUSIQUE ET INSTRUMENTS

Description de quelques instruments de l’orchestre symphonique

 

Cette page a été élaborée à partir du Document "Promenade dans un orchestre",

édité par la Direction de la Musique de Radio France (1 et 2)

 

1- Les cordes :

 

    

Violon

Le violon entre dans l'histoire de La musique au XVIème siècle. Il se tient sous le menton et se joue avec un archet (cordes frottées) ou en pinçant les cordes entre les doigts (pizzicato). La qualité de l’instrument dépend des bois choisis, de la façon dont  ils sont travaillés et du vernis.

Certains violons sont devenus célèbres et valent extrêmement chers.

Au XVIIIème siècle, STRADIVARIUS, illustre luthier italien, a fabriqué plus d'un millier d'instruments. Il en existe encore plusieurs, joués par des musiciens de renom.

A L'origine, le violon est un instrument de peu de valeur. Il gagne ses lettres de noblesse sous LOUIS XIII, avec la création de la « Grande Bande des 24 violons du Roi ». Les qualités de virtuosité et de brillance exceptionnelles du violon ont inspiré des compositeurs.  Parmi les œuvres les plus célèbres, on peut citer les Concertos pour violon de Wolfgang Amadeus MOZART, Ludwig van BEETHOVEN, Felix MENDELSSOHN, Piotr Ilyitch TCHAÏKOVSKI, et plus récemment Karol SZYMANOWSKI, Alan BERG, Henri DUTILLEUX, les Caprices de Niccolo PAGANINI ou les Airs bohémiens de Pablo de SARASATE.

 

    

Alto.

L’alto est de même facture que le violon, avec des dimensions légèrement supérieures. 

Il possède un son plus grave, moins brillant certes, mais sa sonorité est pleine et   chaleureuse.

Le prodigieux violoniste italien Niccolo PAGANINI possédait un alto fabriqué par STRADIVARIUS et en jouait à merveille.  Il commanda à un compositeur français qu'il admirait beaucoup, Hector BERLIOZ, une oeuvre qui lui permettrait de mettre en avant ses qualités de virtuose. BERLIOZ, alors plongé dans la lecture du poète romantique anglais Lord BYRON, préféra donner à l'alto le rôle d'un personnage nostalgique, tout sauf brillant, et il écrivit Harold en Italie.

PAGANINI, fort désappointé de ne pouvoir jouer une œuvre de virtuosité, refusa cette partition, se composa lui-même un concerto, mais paya quand même la commande !

Alors qu'il était un peu « confiné » dans l’orchestre, au XXème siècle, les compositeurs lui ont offert de belles pages de solistes : Concertos pour alto de Bela BARTOK et de William WALTON).

 

    

Violoncelle 

Le violoncelle est un très gros violon que l'on tient verticalement.  Il est muni d'une pique que L'on plante dans le sol. Le violoncelle a progressivement remplacé « la viole de gambe » de dimensions quasiment égales mais que le gambiste enserrait alors entre ses jambes, sans pique.

La viole de gambe, au XVIème siècle, accompagnait surtout la voix ou servait de basse aux « bandes de violons ».

Puis progressivement, comme l’alto, le violoncelle est devenu un instrument soliste. Dès le XVIIIème siècle, les compositeurs ont beaucoup écrit pour cet instrument dont la sonorité tendre et profonde lui permet de jouer à merveille des mélodies langoureuses.

Les Suites pour violoncelle seul de Jean-Sébastien BACH, le Concerto en ré majeur de Joseph HAYDN ou le Concerto pour violoncelle d4Antonin DVORÀK, sont les passages obligés de tout soliste.

 

 

    

Contrebasse

C'est l'instrument le plus imposant de l'orchestre. Il pèse environ 10 kg.

Comme les autres instruments de la famille des cordes, la contrebasse possède quatre cordes. Cependant, on en trouve avec cinq cordes, ce qui permet de jouer des sons encore plus graves.

En 1787, un contrebassiste allemand eut pour la première fois l'idée de se produire en soliste.  Il avait baptisé son instrument Goliath.

Pour voyager plus commodément, il le démontait en 26 morceaux !

Dans la Neuvième Symphonie de Ludwig van BEETHOVEN, les contrebasses font chanter la mélodie de l’Hymne à la joie, et dans la Première Symphonie de Gustav Mahler, elles jouent celle de Frère Jacques.

 

 

 

2- Les vents :

  • La famille des Bois

                                                                                                                                           Flûte                                                                                                                                Son origine remonte à la Préhistoire, elle était alors en os. Du sifflet amélioré à la flûte de Pan, elle est ensuite en bois et prend diverses formes. Elle avait alors un caractère sacré et on lui prêtait des pouvoirs magiques.

La flûte traversière apparaît au Moyen-âge. De cette période, date la légende du jeune joueur de flûte de Hamelin qui délivra sa ville, en Allemagne, d'une invasion de rats : au son d'une mélodie ensorcelante, il entraîna ces sinistres animaux vers le fleuve dans lequel ils se noyèrent.

Autrefois en métal non précieux, la flûte traversière est actuellement en argent ou en or, parfois en platine. C'est l'instrument à vent Le plus agile, qui a inspiré un des plus beaux opéras de Wolfgang Amadeus MOZART, La Flûte enchantée.  Antonio VIVALDI et Georg Philipp TELEMANN ont composé de nombreux concertos pour flûte.

 

 

    

Clarinette

Son origine remonte à l'Égypte ancienne, mais son apparition dans l’orchestre symphonique s'est faite aux environs de 1750.

Sa sonorité très expressive, pathétique dans le grave et brillante dans l’aigu, a largement inspiré les compositeurs romantiques. 

D'abord dotée de deux clefs, son mécanisme s'est peu à peu perfectionné au début du XIXème siècle ; aujourd'hui elle en a quinze. La sophistication de son mécanisme lui donne des ressources très variées lui permettant d'interpréter de brillants solos, comme dans Les Concertos pour clarinette de Wolfgang Amadeus MOZART ou de Maria Von WEBER.

 

      

Hautbois

Avant chaque répétition au concert, c’est lui qui donne le LA, c’est-à-dire la note de référence à partir de laquelle tous les instruments de l'orchestre vont s'accorder et pouvoir ainsi jouer harmonieusement.               

En bois d'ébène, le hautbois est un instrument à anche double, à la sonorité très riche : c'est le filet d'air passant entre les deux anches très serrées qui, en les faisant vibrer, produit un son d'une grande énergie.

Le hautbois passe pour avoir été créé par la famille HOTTETERRE et aurait été joué pour la première fois à la Cour de LOUIS XIV. Puis des compositeurs aussi différents que Wolfgang Amadeus MOZART et Richard STRAUSS, entre autres, lui ont consacré des concertos.  Son cousin, le cor anglais est plus sombre et nostalgique (Tristan et Isolde de Richard WAGNER, La Symphonie fantastique d'Hector BERLIOZ).

 

                       

                                                                                                                                  Basson                                                                                                                    Comme le hautbois, le basson est un instrument à anche double. Instrument le plus grave de la famille des bois (il est le Grand-père dans Pierre et le Loup de Serge PROKOFIEV), il s'appelle aussi « fagott » en Italie et en Allemagne, où il estun peu différent du basson français.                                                                                           Le contrebasson, plus grave encore, joue les comiques dans L’Apprenti sorcier de Paul DUKAS.

 

 

  • La famille des cuivres

       

Trompette

La trompette est utilisée depuis l’Antiquité comme instrument militaire et pour accompagner des cortèges, des danses rituelles et des cérémonies de magie.                                               

Aujourd'hui, elle comporte trois pistons. 

Jubilatoire et triomphale (Deuxième Concerto Brandebourgeois de Jean-Sébastien BACH), elle est aussi lyrique et passionnée (Poème de l'Extase d’Alexandre SCRIABINE).

Comme tous les cuivres, elle peut utiliser des sourdines, en bois, métal ou plastique, pour « modifier » le timbre. 

La sourdine « wa-wa », empruntée au jazz, permet des effets comiques.

 

 

      

Cor

Il fut d'abord construit en écorce et en terre cuite, puis en verre et enfin en cuivre. Il est fait d'un long tube de métal enroulé plusieurs fois sur lui-même et terminé par un Large pavillon.

L’instrument moderne, le cor d'harmonie, est un perfectionnement du cor de chasse grâce à un système de pistons.

Il peut sonner d'épiques fanfares (Siegfried de Richard WAGNER), il peut évoquer le rêve et la noble grandeur, mais il est aussi plein d'humour (Till l’espiègle de Richard STRAUSS).

 

      

Tuba

Le tuba est un instrument récent, apparu au XIXème siècle.

Le plus gros tuba peut mesurer jusqu'à 2,40 m de haut et son tube, tout entièrement déroulé, atteindrait près de 14 m. C'est cette longueur du tube qui lui donne sa couleur originale, ronde.

C'est l'un des instruments les plus graves de l'orchestre. Contrairement à ce que sa taille pourrait laisser penser, il peut être réellement agile et véloce, voire mélodieux.

Dans sa Huitième Symphonie, Anton BRUCKNER a écrit une partie pour un ensemble de tubas très impressionnant.

 

    

Trombone

Au Moyen-Age, on l’appelait saqueboute. Pour certains, cela s'expliquerait par sa ressemblance avec un instrument d'assaut du même nom.

Pour d'autres, ce nom résulterait de l'association de deux mots d'ancien français :        « saquer » (tirer) et « bouter » (pousser). 

Fait d'un long tube en deux parties, l’une fixe, l’autre coulissante, le trombone est le maître du « glissando » (passage continu d'une note à l’autre). 

Sa sonorité est large et majestueuse, et joue souvent sur le caractère épique des partitions d’Anton BRUCKNER, Richard WAGNER ou Johannes BRAHMS.

Hector BERLIOZ mit le trombone à l'honneur dans la Symphonie funèbre et triomphale.

Maurice RAVEL lui réserva un superbe solo dans son Boléro.

 

 

3- Les pecussions :

 

    

 

Percussions 

L’existence des percussions remonte à la naissance de l’homme.

Elles sont d’abord un moyen de communication utilisé par les tribus primitives pour transmettre des messages. Puis, elles deviennent un mode d’expression des émotions (elles accompagnent les fêtes, les cérémonies d’envoûtement ou d’exorcisme) et enfin des instruments de musique.

Les instruments de percussion sont très nombreux  et ont été fabriqués à partir des matériaux les plus divers : pierre (le lithophone, qui date de la Préhistoire, est un ensemble de pierre que l’on pouvait frapper ou frotter) peaux de bête (timbale, tambour, gosse caisse, drums…), terre (gantam indou), bois (xylophone, marimbas…), métaux (cymbale, gong, triangle, arbre à cloches…), verre (jeu de bouteilles ou de verres accordés chromatiquement selon leur taille et la quantité d’eau qu’ils contiennent) et même plastique aujourd’hui (temple block).  

Les percussions interviennent dans tous les styles de musique.

Ce sont surtout les compositeurs du XXème siècle qui ont mis en valeur les percussions dans le répertoire pour grand orchestre : Le Sacre du printemps d’Igor STRAVINSKY, Musique pour cordes, percussions et célesta de Bela BARTOK, Turangalîla-Symphonie d’Olivier MESSIAN.

 

  • (1) : Dessins et peintures de Dominique PEYSSON
  • (2) : Textes de Karine Le BAIL et Marc DUMONT

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