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Rencontres du mois


RENCONTRES DU MOIS

 

Pour faire plus ample connaissance des professeurs du Conservatoire Municipal Darius MILHAUD du 14ème arrondissement, l’APEC Paris 14ème propose, chaque mois, une rencontre avec deux enseignants.

Pour des raisons d'ordre matériel, une seule rencontre est publiée ce mois-ci.

 

Les rencontres du mois font relâche. Vous retrouverez cette rubrique à la rentrée, au mois de septembre. Néanmoins, vous pouvez revisiter celles des mois passés qui fourmillent d'informations importantes sur le parcours artistique et de formateurs (trices) des professeurs. 

 

NOTA BENE : Pour retrouver les rencontres des mois passés, cliquez sur chaque chiffre :

 

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 Crédit photo : ©  G. PLAGNOL / Site de T. MIROGLIO  

 

 

            Thierry MIROGLIO                                       

 

Pouvez-vous nous évoquer votre formation et les différents professeurs qui ont beaucoup compté pour vous ?

Mes parents étant musiciens (mon père compositeur, ma mère cantatrice) et étant né dans le XIVème, j’ai donc débuté mon parcours musical dans notre Conservatoire, qui ne s’appelait pas encore Darius Milhaud. Ensuite j’ai fréquenté les CNR de Boulogne Billancourt où j’ai débuté la Percussion avec Michel CALS puis à Versailles, où mon travail réalisé avec Sylvio GUALDA m’a profondément influencé : Tant sa personnalité que son parcours en tant d’artiste ont toujours représenté (et représentent encore) un modèle puisqu’il a été le premier à ouvrir la voie à la percussion en tant qu’instrument soliste.

Mon travail avec Jean-Pierre DROUET a aussi été d’une très grande richesse.

 

Du Conservatoire National de Région de Versailles à la brillante carrière de soliste que vous avez entamée en 1981, en passant par votre participation aux activités et recherches de différents ensembles de Musique Contemporaine français et étrangers, votre parcours jusqu'à présent est remarquable et extraordinaire.

Quels souvenirs en gardez-vous ?

Chaque concert a représenté pour moi une étape, à laquelle j’ai donné une importance particulière. Chaque échéance permet d’avancer dans son parcours personnel, de progresser, de repousser ses limites. Bien entendu certains concerts vous marquent plus que d’autres mais tous ont une signification particulière.

 

Depuis, vous parcourez le monde entier pour donner des récitals, des concerts et des master-classes sans oublier votre participation à des émissions de nombreuses Radio et Télévisions en France et à l'étranger, et aux enregistrements de vos concerts effectués par ces médias.

Pouvez-vous nous expliquer les ressorts de cette boulimie au travail ?

Si bien évidemment toute la préparation des concerts demande de nombreuses heures de travail quotidiennes en amont (travail aussi solitaire !), le moteur qui vous anime est la passion... passion de construire la forme d’une œuvre, affiner une interprétation. Dans ce cas le mot “travail” devient une force qui vous pousse, et plus vous progressez dans cette construction, plus vous avez l’envie d’aller loin dans votre recherche.

  

Vous possédez un répertoire de plus de 300 œuvres solo et concertantes ; un répertoire qui fait de vous l'un des rares percussionnistes mondiaux, voire le seul, à avoir une telle activité soliste.

Comment procédez-vous pour le choix des œuvres programmées par exemple à un concert ?

Le choix d’un programme pour un concert peut être motivé par plusieurs critères. Tout d’abord en fonction de directions que l’on définit soi-même : Choix esthétiques, intérêt pour tel compositeur ou telle œuvre... Mais il est très souvent indispensable de tenir compte du souhait des organisateurs, qui répond à un contexte particulier : Par exemple s’adapter à une thématique définie par un festival, réalisations de créations d’œuvres nouvelles etc. Mais dans tous les cas il est indispensable qu’un programme de concert soit cohérent, qu’il comprenne une logique avec également un rythme interne.

 

Plusieurs critiques élogieuses vous sont adressées à chacune de vos prestations françaises et étrangères. Vous êtes considérez comme un virtuose dans votre domaine et reconnu comme l'un des plus grands percussionnistes internationaux contemporains.

Dans quel état d'esprit vous trouvez-vous pendant ces moments et comment vous définissez-vous, vous-même ?

Lorsque l’on travaille au quotidien face à une œuvre, il s’agit d’une attitude très solitaire et l’on est en quelque sorte aussi face à soi-même. Mais on se trouve au service de cette œuvre avec la responsabilité énorme de transmettre aussi fidèlement que possible la pensée du compositeur.

Pour cela on essaie aussi de repousser ses limites et on tente d’apporter une pierre modeste à la création musicale.

 

Avez-vous d'autres activités musicales ou artistiques en dehors du Conservatoire du XIVème et de vos concerts ? Lesquelles et comment vous organisez-vous ?

Je considère véritablement l’ensemble de mes activités comme une entité, à laquelle je souhaite apporter une cohérence. Aussi j’ai fondé et dirigé pendant plusieurs années, un festival de percussion, invitant des solistes et groupes du monde entier, aussi en partenariat avec Radio France et la Maison des Cultures du Monde. Il m’arrive aussi d’écrire des articles pour des journaux spécialisés, de participer à des conférences, de diriger une collection pour un éditeur, de travailler à la diffusion de la jeune création au sein de la Société Internationale de Musique Contemporaine mais tout cela va pour moi dans une même direction.

L’organisation, quant à elle, se fait bien entendu, en fonction des échéances mais lorsqu’il est possible de les anticiper, c’est bien entendu préférable !

 

Vous êtes également beaucoup sollicité en dehors de votre métier de percussionniste professionnel.

Quelles sont alors les raisons qui vous ont guidé à l'enseignement alors que vous auriez pu choisir d'être uniquement concertiste « globe-trotter » ?

L’enseignement est un complément que je considère indispensable à mon activité de concertiste. C’est en effet le souhait de partager ma passion, de transmettre un savoir, de former des mélomanes dont certains deviendront professionnels.

 

Pouvez-vous nous indiquer si vous jouez ou avez-vous eu l'opportunité de jouer d'un autre instrument ?

J’ai en effet débuté la musique par l’apprentissage du piano mais si je ne le pratique malheureusement plus - faute de temps - cela a été un apport important dans ma formation musicale.

 

Depuis quelle année enseignez-vous au Conservatoire Municipal du XIVème et quels ont été, jusqu'à présent pour vous, les moments importants ?

Lorsque j’ai commencé à enseigner au Conservatoire Municipal du XIVème en 1990, la classe qui m’a été confiée était constituée d’une douzaine d’élèves jusqu’au milieu du second cycle. Mais en effet la construction d’une classe se fait dans la durée et l’an passé un tiers de la classe était constitué d’élèves en troisième cycle et cycle spécialisé.

Aussi il est nécessaire d’inscrire notre travail d’enseignant dans la continuité, avec l’idée qu’une classe se renouvelle en permanence, notamment par l’accueil de nouveaux élèves. 

 

L'enseignement de votre discipline a-t-elle évolué depuis vos débuts et comment ?

Que proposez-vous pour améliorer la formation de vos élèves ?

Il est indispensable qu’une classe puisse être vivante et pour cela, le travail d’ensemble est primordial pour plusieurs raisons. Tout d’abord, d’un point de vue pédagogique et de l’efficacité de l’apprentissage, il apporte un bénéfice énorme.

D’autre part, il offre un aspect fédérateur fantastique qui donne une unité à la classe et favorise les échanges entre les élèves. Les présentations sont pour cela également très importante.

 

Votre volonté de transmettre le savoir et la joie que vous procurent vos baguettes à chacune de vos prestations publiques vous conduisent à donner des master-classes, des conférences et des séminaires dans plusieurs pays sur la percussion contemporaine.

Pouvez-vous nous dire s'il existe une différence fondamentale entre l'approche technique d'un percussionniste Japonais, chinois, africain et européen ? Si oui, comment l'expliquez-vous ?

La Percussion est à la fois la famille instrumentale la plus ancienne dans le monde (n’oublions pas que l’Homme, avant de parler avec des mots, communiquait par des sons percussifs !) et celle qui a connu le développement le plus important au XXème siècle.

Il est vrai qu’il existe une approche différente de la Percussion et ses techniques dans différents pays, liée à son évolution par rapport à son origine (très souvent liée à la musique populaire ou traditionnelle).

Mais la Musique est universelle et l’on retrouve par exemple des rythmiques quasi identiques, à une époque reculée, dans différentes parties du monde qui ne semblaient pas avoir de contact entre elles. Il en est de même pour des instruments basés sur des mêmes principes.

 

D'une manière générale, pensez-vous qu'une place suffisante est faite à votre discipline dans les conservatoires de France ?

La quasi totalité des conservatoires en France sont maintenant dotés d’une classe de percussion, parfois associée à la batterie. En général, elles ont des effectifs importants. Mais il est vrai que leur équipement demande un investissement important avec l’acquisition et l’entretien du parc instrumental.

 

Quelle(s) œuvre(s) musicale(s) conseilleriez-vous d'écouter pour mieux découvrir votre discipline ?

Beaucoup de témoignages possibles. Citons entre autres :

 

·         I. STRAVINSKY : Le Sacre du printemps / Les Noces

·         B. BARTOK : Sonate pour 2 pianos et Percussions

·          Edgar VARESE : Ionisation

·          John CAGE : Dobble Music / Construction in Metal

·          K. STOCKHAUSEN : Zyklus / Kontakte

·          L. BERIO : Circles / Linea

·          Olivier MESSIAEN : Chronochromie / Les Oiseaux exotiques

·          I. XENAKIS : Persepphassa / Psappha / Rebonds

·          Hugues DUFOURT : Erewhon

·          Kaija SAARIAHO : 6 japanese Gardens

 

S'il vous fallait choisir 5 compositeurs parmi vos préférés, lesquels citeriez-vous ?

Très difficile d’extraire 5 noms de cette liste précédente. Tous ont apporté leur pierre au jardin de la Percussion !

 

Si vous avez également à choisir un moment de vos parcours professionnels qui vous a particulièrement marqué au point de changer votre vision de la pratique de la percussion, lequel serait-il ?

Probablement la proche collaboration dans le travail avec divers créateurs majeurs de notre époque comme BERIO, CAGE, XENAKIS, Hugues DUFOURT, Kaija SAARIAHO... des échanges d’une grande richesse !

  

Vous avez créé des œuvres de plusieurs compositeurs tels que CAGE, BERIO, SAARIAHO, RISSET, DENISOV, DONATONI, BOUCOURECHLIEV, Unsuk CHIN, Suzanne GIRAUD, Régis CAMPO, F. MIROGLIO, BARRIERE, GRISEY, Betsy JOLAS, Hugues DUFOURT, etc. dont plusieurs vous sont dédiés.

Quels sentiments éprouvez-vous au moment de leur création ?

Celui de défricher un terrain vierge, avec fatalement une part d’inconnu mais une excitation fantastique !

 

Parmi ces compositeurs, on note la présence d'un certain Francis MIROGLIO.

Avez-vous un lien de parenté avec ce compositeur? Si oui, une collaboration familiale est-elle différente d'une autre qui ne l'est pas ?

Oui, c’était mon père. Et si naturellement la relation parentale est différente, le travail et la démarche vis à vis d’une œuvre a été pour moi identique.

 

Pour terminer, et pour joindre l'utile à l'agréable, indiquez-nous les dates et lieux de prochains concerts où il est possible d'aller vous entendre.

En fait les prochaines échéances sont plutôt à l’étranger (Europe, Asie, Amérique Latine) mais je ne manquerai pas d’informer vos lecteurs des rendez-vous en France.

 

Avec les remerciements de l’APEC Paris 14ème

 

 

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  Crédit photo :  

                                                                                         

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